Comment préparer son IT à un écosystème de partenaires ?

Si historiquement les entreprises ont eu tendance à pratiquer seules le développement de leurs produits et services, aujourd’hui les stratégies d’alliances sont au cœur de leurs développements. Des alliances qui sont parfois surprenantes comme celle d’Orange, opérateur télécom et de Groupama, société d’assurance, pour lancer une banque : Orange Bank.

Aujourd’hui nous assistons à l’explosion du nombre et de l’ampleur des écosystèmes, une tendance qui ne fera que se confirmer dans le futur.

Mais qui dit partenariat, dit intégration des technologies et des environnements informatiques. La problématique des entreprises est donc de développer des passerelles entre leurs différents environnements pour produire de nouveaux services à valeur ajoutée. Marc Carrel-Billiard, Directeur Général R&D d’Accenture Monde, décrit les technologies mises à disposition pour ouvrir les informatiques des entreprises.

L’un des freins majeurs à cette stratégie d’alliances est l’ouverture du legacy. Depuis 30 ans les technologies se succèdent pour ouvrir ces existants : Common Gateway Interface en 1993, architectures orientées services dans les années 2000 et aujourd’hui les architectures micro-services. Cette approche micro-services repose sur une méthode de développement d’applications logicielles indépendantes et pouvant communiquer les unes avec les autres en utilisant des API. Ces micro-services offrent une bonne granularité et sont régis par une architecture basée sur des containers permettant d’avoir une portabilité. Cette technologie permet d’ouvrir le legacy très rapidement.

Pour exemple citons Wallgreens, un distributeur pharmaceutique américain, soucieux de s’entourer de nombreux partenaires pour développer des applications autour de la santé. Pour cela l’entreprise a fait le choix d’utiliser une architecture micro-services et là où les développements pour s’interfacer avec les services d’une plateforme tierce pouvaient leur prendre des mois, il leur faut aujourd’hui moins d’une journée. Résultats : l’entreprise à développé de nouvelles applications en intégrant pas moins de 275 partenaires en un temps record.

Autre problème posé par une stratégie d’alliances : celui de la transaction. Lorsque 275 partenaires interviennent dans des offres de services il faut être capable de tracer la donnée. Pour cela il existe un deuxième type d’architecture : la blockchain. Il s’agit d’une base de données distribuée qui enregistre les transactions de manière infalsifiable et offre une traçabilité de bout en bout.

Les stratégies d’alliances ne pourront se faire sans le recours de ces deux technologies qui permettent non seulement de s’interfacer très rapidement avec des applications tierces mais aussi de tracer et de s’assurer de l’intégrité de la donnée.