Internet des objets : plus qu’un nuage, une galaxie en expansion

Lumières, Galaxie

Selon les estimations, notre planète comptera de 30 à 50 milliers de milliards de systèmes connectés d’ici 2022… Dans ce nouveau monde, chaque acte, chaque moment de la vie personnelle et professionnelle, devient potentiellement une donnée alimentant des bases de données, des réseaux sociaux, des applications personnalisées liées à la santé, au commerce, à la mobilité, à l’information… Voici la vision exposée par Michael Svilar, Advanced Analytics Lead d’Accenture, lors d’une récente conférence prononcée dans le cadre de la Chaire Strategic Business Analytics ESSEC-Accenture.

L’expansion fulgurante de l’Internet des objets ressemble à la naissance de l’univers. Dans un laps de temps très court, le numérique investit toutes les dimensions physiques et virtuelles : bâtiments, réseaux de distribution et de transport, véhicules, automates, programmes, objets en mer, sur terre et dans les airs. Cette « intelligence omniprésente » représente le carburant analytique des faits et gestes des personnes, des entreprises et des institutions.

Le monde devient un terrain d’interactions multidimensionnelles, d’autant plus que chaque système connecté fournit des possibilités de localisation, de reconnaissance visuelle, vocale, tactile, de supervision, d’action (automatisée ou décidée par l’humain).

Opportunités sans précédent

Pour les entreprises, l’Internet des objets procure des opportunités sans précédent :

D’une part, le client numérique. De l’avant-vente à l’après-vente, de la logistique à la maintenance, du conseil à l’exploitation, l’imbrication avec les clients couvre chaque pan de la relation. Toute étape est nativement numérique, enrichie d’une masse de données grandissant de façon exponentielle — mais la donnée seule ne fait pas avancer la machine. Sans l’analytique, elle ne serait qu’un carburant dépourvu de moteur à explosion…

D’autre part, l’entreprise numérique. Aucun service, aucun modèle économique, aucun écosystème ne restera à l’écart de la digitalisation des activités (approvisionnements, production, assortiments, prix, distribution, interactions)…

En conjuguant ces deux transformations, l’entreprise devient malléable et personnalisable. Elle enveloppe le client, en étant capable d’anticiper ses attentes. Elle délivre des services et des produits de façon plus juste, plus efficace, plus ludique.

Guide de survie dans un environnement tout-numérique

La profusion des interactions digitales implique de se concentrer sur quatre axes essentiels.

  1. L’exploitation sensée des données doit concrétiser la promesse d’une entreprise capable d’embrasser à 360° son activité et celle de ses clients.
  2. L’analyse prédictive doit aider à déconstruire ce que l’on croit savoir des clients. Passer à une vision aigüe, corrélée, anticipée de leurs décisions.
  3. Les systèmes décisionnels doivent s’adapter, de façon dynamique, aux mutations des comportements clients.
  4. L’analytique devient consubstantielle de la stratégie et des opérations de l’entreprise.

 L’Internet liquide

Pour vous donner un cas de figure concret, au Royaume-Uni, le premier opérateur d’eau a généralisé l’analyse en temps réel de ses sources d’approvisionnement, des réseaux de distribution, des services de télémaintenance jusque chez les clients — particuliers, administrations, entreprises. Le but ? Mieux anticiper les pannes ou dysfonctionnements, corréler l’offre à la demande, adapter les ressources humaines et techniques à des fuites majeures, à des intempéries, à des catastrophes naturelles. Même un secteur d’activité aussi inattendu que celui de l’eau devient perméable au numérique. Preuve que l’Internet des objets ne connaît pas de limite.

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