Accélérer le retour de l’Europe : comparatif avec la France

Drapeaux Union Européenne France

Comment restaurer la compétitivité et la croissance au sein de l’Union européenne ? La question est essentielle pour tous les acteurs impliqués : entreprises, gouvernements et citoyens. D’importantes mesures ont été mises en œuvre ces dernières années, mais il reste beaucoup à faire pour que la région regagne du terrain sur les États-Unis et la Chine, comme le souligne le Sommet européen des affaires (European Business Summit).

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Décalage de perception

Selon l’étude menée par l’European Business Summit & Accenture, 38 % des dirigeants économiques français se déclarent optimistes quant aux perspectives économiques de l’UE pour les trois prochaines années. Ce niveau de confiance exprimé se situe bien en deçà de la moyenne européenne (60 %).

Nos chefs d’entreprise ne sont guère positifs quant à la capacité de l’Europe à affronter la concurrence. Seulement 29 % des sondés la considèrent compétitive sur le plan international, contre une moyenne de 61 % dans l’UE.

Pour l’avenir, un tiers des dirigeants économiques français estime que la compétitivité internationale de l’Europe va s’améliorer, deux tiers qu’elle se maintiendra au moins au niveau actuel au cours des trois prochaines années.

Combler le retard de compétitivité

Selon les chefs d’entreprise français, voici les principales initiatives aptes à renforcer la compétitivité européenne au cours des trois prochaines années :

  • Une réglementation plus pertinente (71 %).
  • La création de nouveaux produits et services innovants (45 %).
  • Une main d’œuvre moins chère et plus flexible (45 %).

Tout comme au Royaume-Uni, un accès plus facile au crédit et au financement (32 %) et une meilleure éducation/formation de la main d’œuvre (28 %) constituent aussi des initiatives importantes pour la France.

La réglementation reste l’un des problèmes de fond, et une courte majorité des dirigeants français indique que l’absence de politiques européennes adéquates, dues à la fragmentation du territoire et à la réglementation excessive, empêche le développement des technologies numériques dans l’Union européenne.

En outre, les chefs d’entreprises français font montre d’une confiance limitée quant à la politique numérique de l’Europe. Une moitié d’entre eux estime que l’UE a mis en place suffisamment de mesures pour réussir le virage numérique —  nettement en deçà de la moyenne européenne, établie à 64 %.

Les chefs d’entreprise français craignent davantage que leurs homologues que l’UE ne soit pas en mesure de soutenir la concurrence avec les autres grandes économies en matière d’adoption du numérique (48 % pense que la Chine dépassera l’UE dans les trois prochaines années).

Numérique, un catalyseur de croissance et de compétitivité

Une majorité de patrons français estime que les technologies numériques contribueront de façon notable à :

  • La compétitivité (97 %, soit légèrement plus que la moyenne européenne).
  • La croissance économique (94 %, légèrement au-dessus de la moyenne).
  • La création d’emplois en Europe (75 %, soit légèrement en deçà de la moyenne).

Les entreprises françaises semblent considérer le numérique comme un tremplin.

  • 52 % des dirigeants français estiment que le numérique entraînera des changements majeurs ou contribuera à la transformation des modèles économiques de leur secteur au cours des douze prochains mois.
  • 46 % s’inquiètent de perdre des clients (entreprises et particuliers) au bénéfice d’autres fournisseurs si leur entreprise n’engage pas la transformation numérique au cours des douze prochains mois.

Avantage France

Les entreprises françaises capitalisent davantage sur le potentiel du numérique que d’autres pays d’Europe. En France, les investissements se répartissent équitablement entre l’amélioration de l’efficacité (51 %) et le renforcement de la composante numérique des produits et services (49 %), contre respectivement 60 % et 40 % au niveau européen.

Les chefs d’entreprises français croient à la nécessité d’encourager les entrepreneurs actuels et potentiels : 89 % des participants estiment qu’il est important ou essentiel d’appuyer la collaboration entre les grandes entreprises, les entrepreneurs et les PME, pour réussir le virage numérique.

Parmi les actions que les dirigeants d’entreprise estiment vitales à ce type de collaboration, citons le développement de pôles technologiques locaux (75 %), le soutien au développement des pépinières d’entreprises (63 %) enfin l’encouragement des partenariats d’innovation (63 %).

69 % des dirigeants français estiment que l’Europe dispose de suffisamment de professionnels qualifiés dans le numérique. Pour développer le niveau de compétences des diplômés, les entreprises françaises estiment que les initiatives au niveau de l’UE doivent s’efforcer de développer :

  • Les capacités entrepreneuriales (55 %).
  • La mobilité des professionnels à l’intérieur de l’Europe (51 %).
  • L’implication des entreprises dans l’enseignement supérieur (45 %).

 

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