7 milliards d’humains x 50 milliards d’objets

7 milliards d’humains x 50 milliards d’objets

Quinze ans après l’Internet des personnes, l’Internet des objets est en pleine expansion. La prolifération des capteurs et la puissance infinie de calcul redistribuent les cartes dans l’industrie et bousculent les modèles des grandes entreprises.

En interconnectant tout avec tout, l’Internet des objets ouvre aux industriels un accès direct aux entreprises mais aussi aux consommateurs. Cette métamorphose numérique donne la parole à une multitude d’équipements (sondes, capteurs, détecteurs) connectés à des plateformes Internet qui transforment la donnée en or. D’ici cinq ans, plus de 220 milliards de capteurs seront ainsi actifs dans le monde. 4,4 milliards d’applications auront été développées, 16 exa octets (milliards de milliards) de données collectées, avec un accès ubiquitaire à l’information via tous types de réseaux sans-fil (NFC, 4G, Bluetooth, Wi-Fi, radio…).

L’industrie du futur, c’est maintenant !

De la conception à la distribution, en passant par la production et l’organisation, les industriels doivent repenser de A à Z leur modèle et leur stratégie. Vous pensez qu’un secteur peut échapper à cette lame de fond ? Voici quelques exemples de ce qui se pratique déjà.

L’industrie du transport utilise des conteneurs communicants pour optimiser la chaîne d’approvisionnement et vend des pneumatiques non plus en tant que produit mais comme service facturé selon le kilométrage effectué. Dans la santé, l’Internet des objets participe au contrôle des équipements de blocs opératoires ou d’hospitalisation à domicile. Dans l’agroalimentaire, la productivité des semences et des équipements agricoles est supervisée par Internet. Dans des parcs de loisir, des bracelets connectés servent de moyen de paiement sans contact et d’accès aux attractions, hôtels et restaurants…

Les conséquences de cette digitalisation irréversible sont multiples.

Une économie de résultats

La triangulation entre matériels, logiciels et services change l’expérience clients et génère nouveaux modèles économiques. En Espagne, une compagnie de théâtre analyse en temps réel les réactions des spectateurs et leur fait payer la place après le spectacle, en fonction du nombre de rires déclenchés pour chacun d’eux. Mercedes travaille avec Google Nest pour connecter la voiture aux thermostats des maisons, et adapter automatiquement la température intérieure de l’habitat quand la voiture arrive à domicile.

Mieux connaître les usages

Ce ne sont plus les objets qui créent de la valeur, mais l’exploitation des informations qu’ils délivrent, selon les interactions observées (entre machines, entre personnes et machines). Cela ouvre la voie à des services et des offres personnalisées.

99 % de décisions métiers automatisées

La quasi-totalité des évènements et situations est modélisable sous forme d’algorithme « if / then / else », avec des bénéfices immédiats en termes de productivité, de qualité, de maintenance, de conception / production collaborative. La valeur humaine résidera de plus en plus dans l’arbitrage de situations complexes ou la recherche d’innovations.

La parole aux objets

Tous les objets (capteurs, équipements, machines) deviennent capables de communiquer en étant identifiables de façon unique par leur adresse IP ou autre. Avec les risques inhérents, telle que le dérèglement possible de vannes de refroidissement de centrales nucléaires par virus interposés. Ces objets doivent donc être supervisés et sécurisés selon des règles strictes.

L’Internet des objets alimente une nouvelle économie non plus orientée vers les produits ou les services mais vers des résultats mesurables, voire prédictibles. Il ne s’agit plus d’une informatique industrielle, pensée pour les processus internes, mais d’un environnement centré sur les usages réels des clients, adaptable quasi en temps réel grâce au maillage numérique. Plus qu’une évolution technologique, l’Internet des objets est une révolution dans nos façons de penser et d’agir sur le monde.

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